Régler la pauvreté

Le seul évènement de l’histoire du monde qui a haussé l’espérance de vie, le niveau de vie et le savoir du monde entier, a été la révolution industrielle. Avant celle-ci, la durée de vie moyenne tournait autour de 40 ans, et la vie était brutale. L’explosion du savoir scientifique n’a suffit qu’à hausser le standard des plus fortunés : sans une base industrielle, les produits du savoir ne pouvaient se répandre.

Maintenant, notre durée de vie tourne maintenant autour de 80 ans dans les pays industrialisés, et notre vie est améliorée par l’existence de nombreux produits tels que l’eau commune et l’électricité, la voiture, le réfrigérateur et le micro-ondes, et même l’ordinateur.

En guise de comparaison, aux États-Unis le pouvoir d’achat individuel est de 36 200$, au Canada 24 800$, au Sénégal 1 600$. La modernité fait toute la différence du monde. Il est aisément déduit et mesuré non seulement que le capitalisme est corrélé avec un plus haut niveau de vie, mais que tous profitent de la prospérité engendré par la liberté économique.

Alors pourquoi les étatistes essaient encore de nous vendre leur salade ?

Pour comprendre la mentalité étatiste, il faut retourner à la Grande Dépression, le crash boursier de 1929. Comme il est documenté dans “America’s Great Depression”, du grand économiste Autrichien Murray Rothbard, la Dépression est dûe à la suppression des taux d’intérêt (qui causa une bulle de surinvestissement, évidemment) et au gonflage ses réserves banquaires par la Federal Reserve. L’administration Hoover, ainsi que les autres gouvernements de l’Occident, ont prolongé la Dépression en faisant bondir les impôts, taxes, et contrôles de prix, ralentissant l’éclatement de la “bulle”.

Au Canada tout comme ailleurs, la Dépression a été le premier coup de cannon des étatistes.

“Jusqu’en 1930, le gouvernement intervenait le moins possible, considérant que le marché libre pouvait maintenir l’économie et que les églises et les œuvres de bienfaisance pouvaient prendre soin de la société. Toutefois, au cours des années 1930, on a exercé de plus en plus de pression pour que le gouvernement agisse et mette en place un filet de sécurité sociale, qui comprendrait un salaire horaire minimum, une semaine normale de travail et des programmes comme le régime d’assurance-maladie et l’assurance-chômage.

La Grande Crise a également incité les gouvernements à participer délibérément à la gestion de l’économie. Elle a conduit à la création de la Banque du Canada en 1934”

(“L’Économie Canadienne”, Gouvernement du Canada,
http://economiecanadienne.gc.ca/francais/economy/1929_39depression.html)

De nos jours, la même excuse revient pour excuser les excès publiques : il faut stabiliser le marché, il faut assurer la prospérité. Même si en fait tout ce que les interventions publiques font déstabilisent le marché.

Qu’en est-il de la pauvreté ? La solution que nous propose les étatistes consiste en toujours plus de programmes, plus de taxes et plus de contrôle publique. Et pourtant, le seul moyen d’enrayer la pauvreté est par la liberté économique.

Il faut bien comprendre que, quand un étatiste dit que le capitalisme empire la pauvreté, il veut vraiment dire (mais ne peut le dire) que le capitalisme empire l’inégalité. Ceci n’est pas une mauvaise chose, tant que la pauvreté est basse. Si tout le monde a un niveau de vie acceptable, la richesse du voisin ne me fait pas de mal.

La situation des États est différente de celle des individus. En effet, chaque État a son propre système économique, dont dépend sa prospérité. Sans droit de propriété, l’intérêt personnel ne peut exister – tout le libre-échange du monde ne peut faire rouler une économie qui tourne dans le vide propriétaire.

La solution pour soulager les pays pauvres, saveur Martin, c’est une péréquation planétaire pour soulager les pays pauvres. Une “sécurité sociale” à l’échelle du globe.

Ça peut sembler une solution charitable, mais ce n’est qu’une promotion de l’irresponsabilité et de l’esclavage. L’argent de pays étrangers va, plus souvent qu’autrement, dans les poches des dictateurs et non comme amélioration des conditions de vie. De plus, même si elle était véritable, une telle aide ne ferait que retarder le besoin de changer des politiques étatistes qui retardent le progrès dans ces pays. Ce n’est pas une élimination de la pauvreté mondiale mais bien sa perpétuation.

Une seule chose a repoussé les frontières de la pauvreté, et continuera à les repousser : le libre marché.