La psychose anti-armes

Les droits individuels sont sous attaque depuis la Deuxième Guerre Mondiale, ce n’est pas un secret. Mais le droit le plus attaqué est sans aucun doute le droit du port d’armes.

Évidemment, personne ne veut de crime, et personne ne veut de violence. Mais dans toute société humaine, un certain degré de violence est inévitable. Il reste, alors, à discuter comment composer avec ce phénomène : est-ce qu’on l’ignore totalement, préférant adopter des solutions faciles, ou est-ce qu’on s’attaque aux causes du problème ?

“Bien, c’est assez évident”, me répondrez-vous, “il faut s’attaquer aux causes du problème. Ta question est truquée”. Mais est-ce qu’elle l’est vraiment ? Les attaques contre le port d’armes fait partie des solutions faciles, qui ne font qu’aggraver le problème, car elles laissent les gens honnêtes sans défense.

Les criminels auront toujours des armes : tant qu’il y aura une demande, les marchés noirs existeront toujours. Pour les éradiquer, il faudrait établir une dictature complète. Ceci n’est pas une solution acceptable. La seule solution acceptable est de cesser de réglementer la défense des gens ordinaires.

Qui oserait encore militer contre le port d’armes, qui a lu sur la tuerie de Polytechnique ? Oui qui a écouté la bande audio du récent meurtre de Lucie Gélinas ? Il semble improbable que quiconque ayant assisté à ces choses, militerait encore contre le port d’armes. Mais il faut bien comprendre que les militants contre le port d’arme ont une psychose, pas une position. Aucun meurtre qui aurait pu être évité, aucune tuerie, ne leur fera changer d’avis.

Des arguments intellectuels peuvent être élaborés pour supporter leurs dires, mais ces arguments ne portent pas. En Israel, Suisse et Autriche, trois pays qui autorisent le port d’armes et dans certains cas l’encourage, on observe respectivement des taux de 1.2, 1.1 et 1.5 homicides par 100 000. Le Luxembourg, le Danemark et l’Allemagne, qui sont parmi les pays les plus restrictifs, ont respectivement des teux de 2.1, 5.0 et 1.8 homicides par 100 000. En général, les taux d’homicides n’ont aucune relation avec les lois contre le port d’arme.
Ces statistiques proviennent des Nations Unies (U.N. Demographic Yearbooks, U.N. Commission on Crime Prevention and Criminal Justice’s Vienna Session).

Il faudrait aussi citer les études de John Lott qui, dans son livre “More Guns, Less Crime”, publie des études démontrant que le droit du port d’armes dissimulé diminue les taux d’homicides et de viol, et coupe drastiquement dans le nombre de victimes de tueries (90% en moyenne). Cette dernière statistique est évidente : dans un environnement clos comme une école, une seule arme amie peut épargner un grand nombre de vies.

Il faut aussi mentionned que l’expérience de bannir les armes a prouvé ses effets néfastes dans des pays comme l’Angleterre (augmentation de 40% des crimes liés aux armes à feu après 4 ans) et l’Australie (augmentation de 16% des homicides après 4 ans).
Pour une revue de ces statistiques, voir Wall Street Journal Europe, “Gun Control Misfires in Europe”, Avril 2002, et Reason Magazine, “Gun Control’s Twisted Outcome”, Novembre 2002.

Un autre argument, particulier à la culture “distincte” Québécoise, est celui du “ce n’est pas dans notre culture”. En disant ceci, ces Québécois affirment l’infériorité de ce qu’ils prétendent être “leur culture” : est-ce que quiconque voudrait faire partie d’une culture dont l’un des attributs est de laisser les innocents se faire massacrer ?

Si le port d’armes n’a pas de relation avec les taux d’homicides, et ne sont pas la cause principale du problème (sinon que de permettre aux victimes de se défendre), alors quel est le coeur du problème ? Comment pouvons-nous régler le problème du crime en général ?

Il est évident que la base du problème se situe au niveau de la décision individuelle de commettre un crime. Les opinions à l’effet que la télévision, les jeux vidéos, ou les armes, poussent les gens au crime, nient le libre arbitre des criminels. Une telle opinion n’est pas philosophiquement acceptable.

Quels sont les facteurs qui nous poussent à effectuer une action plutôt qu’une autre ? Évidemment, l’éducation éthique y joue un rôle. Si nos jeunes ne sont pas éduqués à comprendre pourquoi la violence n’est pas dans leur intérêt, ils n’auront aucun désir d’éviter les actions criminelles. Tant que notre système d’éducation sera guidé par les intérêts politiques, cependant, nous n’avons aucune chance d’avoir une véritable éducation éthique.