À quel prix l’esclavage ?

Ce texte est un court résumé de statistiques sur les décès annuels liés aux pires mesures démocratiques que nous connaissions en Amérique du Nord. Les chiffres présentés au début de chaque point sont pour les États-Unis.

1. Morts par la guerre contre la drogue : plus de 11 000

Le gouvernement américan dépense environ 20 billion de dollars par année pour combattre ses propres citoyens dans la “guerre contre la drogue”. Le résultat ?

80% des morts par “overdose” sont imputables à des produits défectueux ou autres conséquences des marchés noirs. Seulement 7 000 personnes meurent de drogue chaque année (comparativement à 400 000 de la cigarette, 100 000 des effets de l’alcohol et 30 000 de suicide), mais 90% de ce total représente 5 600 morts (Dr. Mary Ruwart, et US Center for Disease Control).Les prix élevés du marché noir entraînent aussi une hausse de la criminalité qui fait environ 750 victimes par année.

3 500 infections au VIH pourraient être empêchées par l’élimination de la loi fédérale contre le financement des échanges de seringues (Center for AIDS Prevention Studies, University of California, San Francisco).

De plus, Milton Friedman a récemment estimé que la guerre contre la drogue cause plus de 5,000 homicides par année (généralement par la police), mais cette estimation est probablement exagérée. Un estimé plus raisonnable, encore selon Mary Ruwart, serait 1 500 morts.

2. Morts par la guerre : moyenne de 7 000

Pour les États-Unis, le bilan des guerres les plus importantes est :

World War 1 : 126 000 morts
World War 2 : 500 000 morts
Korean War : 36 000 morts
Vietnam War : 58 000 morts

Ces quatre guerres seulement nous donnent une moyenne statistique de 7 000 morts annuellement.

3. Morts par régulations pharmaceutiques : plus de 5 000

La FDA (Food and Drugs Adminstration) est selon toute vraisemblance l’organisation publique la plus meurtrière en Amérique du Nord. Des années 60 aux années 90, le temps de recherche a plus que doublé, de 2.5 à 6 ans (Tufts Center for the Study of Drug Development, Tufts University, Mai 1995).

Le propanolol, inventé durant les années soixante, a été retardé par la FDA pendant trois ans. Ces trois ans ont eu comme résultat que le propanolol n’a pu éviter la mort d’environ 10 000 à 20 000 personnes. (Henry G. Grabowski, John M. Vernon, The Regulation of Pharmaceuticals: Balancing the Benefits and Risks – Washington: American Enterprise Institute, 1983).

Pour le Misoprostol, le délai a été de 9 mois, et les morts s’élèvent entre 8 000 et 15 000 (Sam Kazman, “Deadly Overcaution: FDA’s Drug Approval Process,” Journal of Regulation and Social Costs, Août 1990). Pour la thérapie trombolytique, 2 ans et 22 000 morts (Kazman, “Deadly Overcaution”). D’autres drogues, comme l’Interleukin-2 qui aurait coûté 30 000 morts et était disponible dans neuf pays européens avant d’être acceptée aux États-Unis, sont moins étudiées.

Une estimation du nombre de morts annuellement causées par la FDA est difficile, mais Daniel Klein, de Santa Clara University, se risque à l’estimer à plus de 50 000. Doug Bandow, auteur de “Reforming Medicine Through Competition and Innovation”, présente un estimé plus réaliste de 5 000 par année, depuis les 30 dernières années. Gardons donc cette estimation plus prudente.

4. Morts par lois anti-vente d’organes : jusqu’à 5 000

Au Canada, plus de 3 500 patients attendent des dons d’organes à chaque année. Jusqu’à 25% de ces patients – environ mille personnes – vont mourir sur les listes d’attente. Aux États-Unis, le portrait n’est pas plus rose. Environ 75 000 personnes sont en attente chaque année et au moins cinq mille vont en mourir.

5. Morts par contrôle des armes à feu : 1 500+

Le nombre de crimes évités par le port d’arme est difficile à évaluer, dû au manque de statistiques sur le sujet. Prof. Gary Kleck du School of Criminology (Florida State University) évalue ce nombre à entre 1 et 1.5 millions. National Center for Policy Analysis évalue à 2.1 millions le nombre de crimes arrêtés par la présence d’une arme (avec seulement 2% de ces crimes arrêtés par un coup de feu). Le nombre officiel est 76 000 (1996 National Crime Victim Survey), bien que la plupart des études privées montrent des chiffres considérablement plus haut. Toute régulation des armes à feu menace cette protection individuelle et augmente le nombre de meurtres.

En 1966, la loi la plus stricte du temps a été adoptée par New Jersey – deux ans plus tard, le taux de meurtre augmentait de 46%. En 1976, Washington adoptait des lois anti-armes restrictives – aujourd’hui, le taux de meurtre a augmenté de 134%.

Une meilleure indication des vies qui pourraient être sauvées nous est donnée par les états où des lois favorisant le port d’armes dissimulées existent. Dans ces états, les taux de meurtres diminuent en moyenne de 3% par année. Le nombre de tueries qui font plusieurs victimes diminuent de 84% et les morts dûs à ces tueries diminuent de 90% (Christopher Gillott, Penn State Young Americans for Freedom).

Ironiquement, les armes à feu ne font pas partie des 10 activités qui poussent le plus de gens dans les urgences (U.S. Consumer Product Safety Commission). La première est le baseball.

Combien de vies sont sauvées chaque année ? Une étude clame qu’environ 400 000 personnes croient avoir été sauvées par leur arme en une année. Même si nous assumons une marge d’erreur gigantesque de 75%, ce nombre est encore plus du double du nombre de personnes tuées par les armes à feu, qui est d’environ 40 000 (Claremont Institute, Amicus in Richard Mack vs United States, 1995). Les lois anti-armes à feu sont déjà très strictes aux États-Unis. Handgun Control inc. (une organisation contre les armes à feu), dans son palmarès annuel des états américains, donne plus de “bonnes” notes que de “mauvaises” notes en terme de contrôle des armes à feu.

D’un autre côté, une étude publiée par Lott et Mustard in 1997 calcule que 1 500 vies pourraient être sauvées par année (en plus de 4 000 viols et 60 000 aggressions en moins) si tous les états américains qui ont une loi contre le port d’armes, briseraient cette loi. Cependant, ceci n’inclut pas toutes les autres lois contre la fabrication, l’achat et le port d’armes, surtout à la maison. Nous devons adopter ce chiffre de 1 500 comme une valeure très minimale.

6. Morts par la médecine socialisée : difficile à estimer, au moins plusieurs dizaines

Au Canada, plusieurs études ont été conduites sur l’influence des listes d’attente sur les taux de mortalité (Beanlands et al. (1998), Morgan, Sykora, and Naylor (1998) , Rosanio et al. (1999) , etc). Le taux de mortalité des Ontariens attendant pour une chirurgie cardio-vasculaire est de 0.5%, ce qui est beaucoup plus bas qu’un Suède et aux Pays-Bas (Financial Times, 14/12/98). 107 personnes au Canada sont mortes sur les listes d’attente pour les dons d’organes en 1998 (Institut canadien d’information sur la santé, avril 2000). En chirurgie cardique, selon le président de l’Association des chirurgiens cardiaques, Dr Daniel Doyle, le Québec subit environ 3 morts par mois (Journal de Montréal, mai 2000). En France, le nombre de morts dans l’attente d’une greffe d’organe est d’environ 350 (Établissement Français des Greffes, 1995).

Il n’apparaît pas déraissonable, donc, de mettre les pertes de vies dû à la socialisation des greffes à plusieurs dizaines par année. Les pertes de vies encouruent par la médecine socialisée en générale est beaucoup plus difficile à calculer.

7. Éducation publique, Brutalité policière, Guerre anti-avortement

La cause du crime demeure toujours le manque d’éducation. Les guerres anti-avortement et l’éducation publique contribuent largement à ce phénomène.

Selon la World Health Organization, les avortements non-légaux causent environ 80 000 morts dans le monde à chaque année. 95% de ces morts sont faites dans des pays du tiers-monde. Cependant, l’influence d’une éducation déficiente à des enfants non-désirés ne peut être sous-estimée.

La déficiente éducation éthique dans les écoles publiques, résultat de nos système libéraux encourageant l’altruisme, est un trou béant dans la lutte contre le crime.

La brutalité policière est un des problèmes de droit le plus criant aux États-Unis. Des milliers de plaintes sont enregistrées chaque année.

Ces statistiques, bien entendu, ne peuvent inclure les morts causées par le bloquage du progrès dans l’industrie pharmaceutique, des armes, de l’éducation, et autres. Ces estimations extrêmement conservatrices nous donne une idée du nombre annuel de morts causées par la démocracie aux États-Unis : entre 29 500 et 31 000 par année. La même proportion générale devrait s’appliquer au Canada (plus de 3 000 morts par année).

Le nombre de morts, bien sûr, n’inclue pas le nombre de prisonniers de la guerre contre la drogue (600 000 arrestations pour possession de marijuana à chaque année – 50% des prisonniers aux États-Unis sont des prisonniers de la prohibition, selon Fraser Institute), le nombre de malades, de pauvres, de libertés bafouées, et autres désastres créés par nos systèmes socialistes.